Mes souvenirs de Noël d’enfant remontent à une soixantaine d’années.

J’ai envie d’en partager quelques-uns avec vous.

 

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Les cartes de Noël.

 

Pas de Facebook ni de courriel à cette époque, l’envoi de cartes de Noël était donc un rite essentiel.

Ma mère achetait les cartes, près d’une centaine pour rejoindre parents, amis et connaissances. Gare si on avait le malheur d’oublier quelqu’un. C’était Papa qui consacrait quelques soirées à écrire les cartes et les adresses sur les enveloppes et moi je collais les timbres.  À cette époque Poste Canada faisait un tarif à rabais pour les cartes de Noël, 0,04¢ au lieu de 0.05¢ habituels. 

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À la maison, Papa tendait 3 fils de métal dans le couloir et au fur et à mesure que nous recevions les cartes, elles étaient accrochées sur ces fils afin de les montrer aux visiteurs. 

J’étais responsable de ramener le courrier à tous les jours.  J’étais fière de moi lorsque j’avais un gros paquet de lettres à monter.  Papa ouvrait les lettres et disposait les cartes sur les fils. Les plus belles étaient placées à hauteur des yeux et ainsi de suite. Un compte serré était tenu, gare à la personne à qui on avait envoyé une carte et qui n’avait pas répondu.  Papa gardait des cartes en réserve afin de répondre rapidement si nous recevions une carte et qu’il n’en avait pas envoyé.

Avec le recul, je comprends mieux l’importance de ce rituel, mais aussi tout le temps qu’il fallait y consacrer.  Aujourd’hui, ce ne serait plus possible vu le manque de temps, mais également les coûts postaux qui ont explosé.

Plusieurs de mes amies prennent le temps de faire de jolies cartes et de me les envoyer.  C’est toujours du bonheur de constater qu’on pense à moi.

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Dans mes projets de retraite, j’ai bien l’intention de me mettre à la fabrication de mes propres cartes et en envoyer aux personnes qui comptent pour moi.

@bientôt

tuque de noel